Pour vous mesdames

Ce soir

Et si ce soir je venais te rejoindre. J’attendrai que tout le monde soit endormi chez moi. Je m’habillerai en silence, rapidement.
 Impatient de te rejoindre.
Tu m’attendrais, postée à ta fenêtre, prête à m’ouvrir la porte sans que j’aie besoin de sonner. Je monterai rapidement les escaliers.
Tu serais là sur le pas de la porte et je me blottirai dans le creux de tes bras posant ma tête sur ton épaule, un peu essoufflé.
 Nous resterions un moment ainsi, sans bouger, sans un mot échangé. Tes bras se refermeraient autour de moi m’emprisonnant contre ton corps
 et je soupirerai d’aise. Je lèverai alors mon visage vers le tien et tes lèvres viendraient tendrement se poser sur les miennes,
 tes yeux plongeant dans mes yeux. Tu m’entraînerais alors vers ta chambre. Tes lèvres à mon cou me murmurant des mots doux, des mots de désir.
Je te dirai nous sommes fous. Tu me dirais que tu aimes cette folie. Je te dirai que notre histoire n’est pas raisonnable.
 Tu me dirais de rester irraisonnable que c’est cela qui te plait. Je te dirai je t’aime. Tu me répondrais que tu aimes comme je t’aime.
 Je te dirai il y a si longtemps que je t’attends. Tu me ferais taire d’un baiser. Et puis nous ne dirions plus rien.
 L’instant n’est plus aux mots mais aux gestes de l’amour.
Tu m’allongerais sur le lit et commencerais à me dévêtir, lentement, minutieusement, prenant ton temps. Je me laisserai faire avec volupté,
 docile à tes désirs mais pas soumise car je sais que tu n’aimes pas la soumission. Tu te déshabillerais à ton tour, mes yeux posés sur toi,
 te détaillant. Mes yeux comme une caresse sur toi. Et puis tu viendrais t’allonger contre moi, sur moi, m’écrasant du poids de ton corps que j’aime tant.
Je fermerai alors les yeux et mes mains dessineraient ton corps, le recréant par la magie des caresses dans la pénombre qui nous entoure,
m’enivrant de son parfum. Tes lèvres glissent sur moi, le long de ma nuque que je tends vers toi, sur mes épaules, ma poitrine,
s’y arrêtent un moment pour en titiller délicatement les mamelons puis reprennent leur course vers mon ventre,
 mon nombril que tu agaces du bout de la langue, mes hanches. Plus bas encore, vers le secret de mon corps,
 cet endroit aux senteurs musqués et à la douceur de la soie.
Frémissement.
Je frissonne sous tes baisers si doux, si terribles qui font naître au plus profond de mon corps une infinie douceur qui me submerge inexorablement.
Mes mains glissent lentement le long de ton corps, l’effleurent à peine. Ton dos, tes reins, ton ventre, remontent le long de tes cuisses.
Mes doigts se referment sur ton sexe épilé, sur ton désir. Nos souffles se mélangent. Mes yeux se voilent de plaisir.
Du plaisir que tu me donnes mais, aussi, du plaisir que je te donne.
Nous sommes si proches à cet instant, unis par la même tendresse, le même ravissement. Je sens mon cœur battre fort dans ma poitrine, s’affoler,
 des battements sourds qui me font mal. Je me tends vers toi. Tu me veux en toi, si éperdument mon amour. Me perdre en toi alors que je viens en toi.
Si près. ma langue se fait plus insistante sur ton téton qui durcit. Fait naître un premier frémissement de plaisir. La caresse s'éternise.
 T'amollit davantage. Toutes ses sensations semblent s'être concentrées sur ton sein dont je mordille doucement et aspire, avide et gourmand,
 entre mes lèvres resserrées le mamelon maintenant fièrement érigé. Il me semble que si je continuait tu pourrait jouir à cette seule et unique caresse
 qui se propage en une onde de feu langoureuse le long de ton ventre et allume un incendie au creux de ton corps frémissant. Sensation si douce.
Tellement douce qu'elle en devient insupportable. Tu retient ton souffle.
 Attentive aux sensations que font naître cette bouche si tendre qui te dévore le sein. Au feu qui s'allume en toi. A la pulsation de ton vagin.
Le corps tendu d'attente exacerbée. Enfin, je pose sa main en corolle sur ton sexe palpitant qui appelle cette caresse. L'effleure imperceptiblement.
 Presque timidement. Reculant l'instant où il gouttera enfin la douceur soyeuse de son clitoris gonflé.
 Lente avancée d'une intolérable lenteur de mes doigts tremblant d'impatience qui écarte tes lèvres humides et te fait soupirer d'exaspération.
Je s'immisce plus avant dans la tiédeur moite de ton vagin ouvert. Je te caresse. Lentement. Doucement.
 Fait aller et venir entre tes lèvres mes doigts humectés du suc qui sourd de ton vagin palpitant.
Tu t'ouvre telle une fleur vorace sous mes doigts inquisiteurs. Caresse incandescente du soleil sur son ventre.
Caresse tout aussi brûlante de mes doigts qui te fouillent, t'explorent. Brûlures qui se confondent et se répondent. Je m'approche plus près encore.
 N'ose encore croire à ce cadeau que tu me fait. Contre ta hanche douce, tu sent, émue, mon sexe dur et tendu qui s'écrase.
Le toucher. Le prendre entre tes doigts. Tu a envie. Mais tu  retient ton envie. Ne pas aller trop vite.
 Profiter de cette caresse insoutenable de douceur qui l'embrase. Laisser grandir le désir.
 Qu'il devienne délivrance quand enfin tu le laissera s'épanouir et prendre son envol.
Je m'émeut devant tant d'exquise douceur. ma bouche quitte ton sein. Descend le long de ton ventre y laissant une traînée de salive. Je te goûte.
 Te flaire. M'enivre de la saveur salée de ta peau brûlante et frémissante. Anticipe déjà une autre saveur plus suave.
mes lèvres s'aventurent plus bas vers cet endroit que fouillent toujours mes doigts et qui m'attire irrésistiblement.
 Ma bouche se pose enfin sur ton sexe mouillé. Ma langue enveloppe Ton clitoris frétillant et gorgé de suc. Virevolte, l'aspire.
L'agace du bout des dents. S'introduit au fond de Ton vagin détrempé de désir. tU gémit doucement de contentement tes jambes maintenant largement écartées.
 S'offre toute entière à cette bouche qui t'explore et la goûte.  Brûlure de sa langue qui l'embrase.
Sensations intimement mêlées qui s'exacerbent. Tu n'y tient plus. Ton corps se cambre, se cabre. Je la retient, mes mains posées sur ses hanches.
 Je boit le nectar onctueux qui coule de toi en une rivière impétueuse, m'en repaît avidement, voracement. Le désir est trop grand.
 Si grand qu'il en devient douloureux. La jouissance si proche. Je sent les frémissements incontrôlés,
 incontrôlables qui parcourent ton corps écartelé et pantelant, la palpitation affolée de ton ventre béant.
 J' enfonce ma langue plus profondément. En joue comme d'un sexe. Tu voudrait que cesse cette torture délicieuse qui t'enflamme.
Tu voudrait que ce supplice dure toujours. Rester à la crête de cette vague qui t'emporte, te transporte.
 Les bras en croix, yeux perdus
 Tu te laisse aller. tu sent mon désir qui s'emballe jusqu'à te faire hurler de volupté.
Impuissante à retenir la jouissance qui jaillit tel un torrent d'écume de ton ventre et dont je s'abreuve insatiable.
Souffles en suspend, nous  restons un moment immobiles. Corps en sueur. Allongés côte à côte. moi heureux. Toi comblée mais pas rassasiée.
Tu tend, avide, ta main et ma verge comme attirée par un aimant vient se poser dure et raide dans le creux de ta paume.
Tu referme, heureuse, les doigts, sur la tige dure et souple tout à la fois. Lent mouvement de va et vient qui la fait tressaillir d'émoi,
 frémissante d'un désir déjà renaissant. Le prendre à son tour dans ta bouche et sentir la chair chaude et moelleuse emplir ta gorge.
 L'attirer en toi, le caresser, le lécher, le téter, le sucer. t'en délecter à satiété. T'approprier ce sexe érigé. Le prendre. L'avaler.
Le sentir te pénétrer en un mouvement inexorable et allumer un brasier de volupté. Boire à cette source et s'en repaître.
D'un mouvement preste, tu te relève et ploie vers moi vers ce fruit gorgé de sève que ta bouche convoite.
Tes yeux parcourent la tige épaisse qui se tend vers toi comme en apesanteur.
Tes yeux suivent les méandres des veines gonflées qui parcourent ma verge désirée.
Je m'offre en toute impudicité à ton regard, fier de l'érection qui durcit mon sexe. Tu te penche. Je sent ton souffle frais.
 Léger attouchement de ta langue qui me fait frémir. Tu sourit  de plaisir. Tu recommence, plus assurée. Plus gourmande.
 A ton tour de me faire succomber et mee tendre sous la caresse de ta langue experte.
A ton tour de m'entendre gémir. De me posséder. Ta langue tendue et dure descend avec une insupportable lenteur le long de ma verge raide.
Remonte tout aussi lentement. Tugoûte avec délectation à ce fruit délectable qui frémit et palpite sous ta caresse.
 Ta langue va et vient en un mouvement imperturbable. Monte et descend. Toujours aussi lentement. Prenant son temps.
 Me découvrant  par petits coups. S'attarde un instant sur le gland turgescent et luisant. Fait mine de l'emboucher, tes lèvres en corolle.
Repart. Revient. M'enveloppe. Me pourlèche.  Insiste sur le bouton tumescent du prépuce d'où jaillit une goutte d'argent à la saveur musquée
dont tu  repaît avec gourmandise anticipant d'autres liqueurs plus abondantes. Tes lèvres y déposent un léger baiser d'une douloureuse douceur.
 S'éloignent me faisant gémir de frustration. Revient.
Ta bouche, gouffre insondable et chaud, m'absorbe enfin, m'enveloppe dans un brûlant étau de velours mouillé. Il se meut dans un univers sombre et soyeux.
 Chaud. Humide. Profond. Je sent ta langue virevolter autour de moi en une danse infernale alors tu embouche complètement la hampe de chair.
 L'enfonce loin au fond de ta gorge, ton menton buttant sur mes couilles prêtes à exploser que tu saisit d'une main précautionneuse et fait rouler dans ta paume.
 Un moment tu t'arrête puis ta bouche commence un ballet diabolique. ta bouche, lèvres bien serrées, monte et descend dans un mouvement de plus en plus rapide.
 De plus en plus profond. Je  sent mon gland gonflé buter le fond de ta gorge, te faisant hoqueter, perdre ton souffle. Mais tu continue ton mouvement.
 Ample. Régulier. Heureuse de me sentir grossir entre tes lèvres distendues. Heureuse de me sentir emplir ta bouche. Heureuse du plaisir que tu me donne qui fait renaître le tien.
 Comblée par les doux attouchements sur tes lèvres, ta langue, ton palais de cette épaisse colonne de chair palpitante qui te font défaillir de joie.
TU sent ton vagin se contracter en pulsations continues qui te font gémir. Comme si les sensations éprouvées par ta bouche se propageaient à ton vagin.
 Sensation extraordinaire qui t'a toujours étonnée comme si ta bouche et ton vagin étaient mystérieusement reliés.
Tu sent l'impatience de mon corps d'homme. L'appel de ce phallus triomphant qui pulse son désir en contractions de plus en plus rapides.
 J'entend ton impatience. Ton désir de me boire. Je suis si près de succomber à la tentation et de m'épancher sans retenue au creux de tabouche envoûtante et gloutonne.
 D'emplir ta gorge offerte de mon jus onctueux, déborder sur tes joues, tes seins. Inonder ton corps de son sperme chaud.

D'un mouvement presque brutal je me dégage te faisant gémir de frustration et de dépit, Te couche sur le dos, écarte autoritaire tes cuisses
 et plonge en toi comme si je  plongeait dans la mer. Au plus profond. Profondeur abyssale qui m'attire et m'engloutit.
 D'un ample mouvement de hanches je m'ancre au fond de ton ventre, gouffre insondable qui s'ouvre démesurément.
Nos corps se tendent emportés à l'unisson dans une même jouissance qui les fait trembler parfaitement accordés et unis.
 Je m'épanche en toi qui m'accueille avec un cri de délivrance
 


Article ajouté le 2007-06-05 , consulté 2154 fois

Commentaires


naisioxerloro le 29/11/2007 à 11:37:10
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